Comment arriver à vivre sa vie sans « pleurnicher » ?

Sans cette « sensiblerie » causée et aiguisée par la bipolarité ?

Cette sensibilité si exacerbée, si intense, si présente, si forte… Et qui me bouffe de l’intérieur…

Chaque émotion, je la reçois au centuple…
Quand vous avez les yeux humides parce qu’émus, moi je suis déjà en larmes sujette parfois même à des sanglots.
Lorsque quelqu’un souffre, physiquement ou moralement, j’ai réellement mal pour lui, une douleur lourde et sourde au fond du ventre…
Un rien m’émeut, me transporte, me fait pleurer…

Une dispute me bouleverse…
Une larme en fait couler dix dans mes yeux…
L’excessivité d’une vie que je n’ai pas choisie…
L’impression d’être un buvard, de prendre les émotions de chacun, de soulager leurs maux en les prenants pour moi, leur tristesse, leur colère, leur plainte…
Et je n’arrive pas à me préserver, me protéger, m’éloigner et surtout à prendre les choses avec recul…
Je ne maitrise pas cela et je sais que je ne le maitriserai jamais, certains sont attendris, d’autres agacés, d’autres encore indifférents… Mais pour ma part je me sens parfois « handicapée »…

Je ne sais pas regarder un film ou une émission, lire un livre, un texte, écouter une musique…. Qui auront une connotation un peu triste sans faire monter en moi une émotion intense qui finira dans des larmes baignant mon visage.

Avec l’âge on arrive à accepter, à se dire qu’il faut bien vivre avec… Mais parfois j’ai l’impression de passer mon temps à pleurer…